01 octobre 2011
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Le 03 juin 2011, Mme Marguerite Blais, Ministre en charge des aînés a présenté devant l'Assemblée Nationale le projet de loi numéro 22, « Loi modifiant le Code civil concernant certains cas de résiliation du bail d'un logement ». Dans un contexte général, cette Loi consacre la jurisprudence en semblable matière en prohibant la double perception du loyer.
Ainsi, les locataires à qui on attribue un logement à loyer modique, ceux qui en raison d'une décision du Tribunal sont relogés dans un logement équivalent à leurs besoins, les locataires ne pouvant plus s'occuper de leur logement en raison d'un handicap, ceux qui étant des personnes âgées sont admis de façon permanente dans un centre d'hébergement et de soins de longue durée ou dans un foyer d'hébergement, les locataires décédés sans la présence d’une autre personne dans le logement lors du décès ou encore ceux dont la sécurité est menacée en raison de la violence d'un conjoint ou d'une agression à caractère sexuel pourront prétendre à une résiliation de leur bail et ne plus payer de loyer si d'un commun accord avec le locateur le logement est libéré et reloué pendant le délai de résiliation.
Il s'en suit de ce fait une modification des articles 1939, 1974, et 1974.1 du Code civil du Québec.
Si le but premier de ce projet vise à porter une attention particulière à des catégories assez fragiles de notre population , il a en outre le mérite d'apporter un autre degré de précision dans les relations souvent tendues qu'entretiennent les locataires et les locateurs et de redéfinir encore une fois le cadre légal des baux de location. Aussi selon Mme Blais. « ce projet de loi permettrait de maintenir un équilibre entre les obligations des locateurs et les droits des locataires ou de leurs représentants. Selon les mesures proposées, les locateurs auraient un délai raisonnable pour relouer leur logement . Les locataires ou leurs représentants, pour leur part, ne seraient plus tenus au paiement du loyer à compter du moment où le logement serait reloué ou si une entente survient entre eux et le locateur ».
Bien honnêtement ce projet ne changera pas les habitudes de gestion de la majorité des propriétaires puisque les décisions rendues par la Régie du logement étaient claires à ce sujet et prohibaient déjà la double perception. Autrement dit, si le logement est reloué avant la fin du délai de trois mois, seul le nouvel occupant paiera le loyer.
Toujours soucieux de sa mission de rendre service aux propriétaires et de défendre leurs intérêts, l'UPQ surveille les consultations particulières et auditions publiques sur le projet de loi numéro 22, ainsi que son déroulement.
Détaols du projet de loi : http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/projets-loi/projet-loi-22-39-2.html
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